GARANCE DOR
- Do it
- Vincent Thomasset + Garance Dor / vu par Garance Dor
- Malibu surprise ou Don quichotte is not dead
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DO IT
Films d'auteurs et reconstitution
Durée : 1H15
Films choisis pour un travail de réécriture par le plateau : Masculin/Féminin de Jean-Luc Godard, Cindy the doll is mine de Bertrand Bonello, Brigitte et Brigitte de Luc Moullet, Le Mépris de Godard, Le bonheur de Varda, La ballade de Bruno de Werner Herzog, Pillow Book de Greenaway.
Après la performance au Ritz de samedi, c'est aussi, dans un temps serré, la suite d'une rencontre (ou tentative de) entre Garance Dor et Vincent Thomasset. Une rencontre sous forme d'invitation et d'échange à venir "performer" dans le même lieu, au même créneau horaire, mais aussi une auscultation des travaux des deux artistes, et des ponts (résurgences) qui en sortiront.
La pièce do it, deuxième volet du projet rRemake inclus, se compose de reconstitutions d'œuvres cinématographiques. Le titre do it évoque le livre d'art contemporain éponyme. Reprenant le principe de celui-ci ; la liste d'instructions. La pièce do it se compose de manière variable de plusieurs performances courtes sur des notions de reconstitution, pastiche, transposition et évocation. Les textes courts qui en sont la partition sont conçus en mode sériel à partir d'un film différent pour chacun d'entre eux. C'est une incitation à la récupération revendiquant tout à la fois un principe référentiel ludique et critique.
Ecriture et conception Garance Dor.
Compagnie Leprojetcollectif avec Thomas Ayouti, Antoine Davenne, Garance Dor, Bérengère Lebâcle, Elios Noel.
DO IT / Immanence
Do it sera performé par Leprojetcollectif avec Thomas Ayouti, Bérengère Lebacle, Antoine Davenne, Elios Noel et Garance Dor.
Ainsi que la participation en guest de : Maëva Cunci, Charline Grand et Aurélien Deseez.

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"Vincent Thomasset + Garance Dor" vu par Garance Dor :
Deux artistes se proposent de montrer leurs travaux ensemble, dans le même créneau horaire, dans le même lieu, au sein d'une programmation pré-établie, c'est un acte de regroupement. Ils décident de montrer leurs travaux, l'un après l'autre ou de les jumeler. Ils se connaissent peu, ils se questionnent sur la rencontre et sur l'incorporation du travail de l'un dans le travail de l'autre. Ils peuvent se trouver des points d'affinités et se heurter aussi par des pratiques différentes, des manières de dire, de faire. Ils tenteront de s'inscrire dans le travail de l'autre, ils tenteront tout simplement la rencontre. Ils ont décidé, que leurs travaux soient combinés ou séparés, de revendiquer le travail de l'autre. Les deux artistes ont peu de temps et passent beaucoup de ce temps à réfléchir au cadre dans lequel ils vont évoluer. Comment faire dans ce cadre, quoi faire, faire ? Et comment se rencontrer ?
Il se peut qu'ils lisent, il se peut qu'ils dansent, il se peut qu'ils boivent de l'alcool. il se peut.
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Résumé de "Malibu surprise" ou "Don quichotte is not dead" :
Extrait : "Parce qu'il y a refus de la représentation, parce qu'on a trop lu Debord ces temps-ci, parce qu'on a des envies de terrorisme, parce que le contexte est fort, parce qu'on grandit, parce qu'il y a ce sentiment d'injustice et de violence, parce que la performance est devenue aux yeux du public une large bouffonnerie à la Michael Youn, par ce qu'il faut poser des actes et dénoncer de toute urgence, parce que ça suffit comme ça, parce que la meilleure panoplie est celle de la cagoule, trinquons ! A l'atomisation de la société capitaliste. A ta santé."
Après "Maximum Vital" et "Toute ressemblance/fortuite", "Malibu surprise" prolonge le travail de Garance Dor sur le théâtre documentaire et la performance in situ.
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Garance Dor
Née en 1979 à Paris. Réside à Rennes.
Comédienne de formation, elle a travaillé depuis 1997 sous la direction de Stanislas Nordey, Mohamed Rouhabi, Claire Le Michel, Julien Parent, Eléonora Rossi, Véronique Nordey et Gael Baron.
Elle a également effectué des ateliers avec Catherine Anne, Didier-Georges Gabily et Yaelle Bacry.
Elle s'oriente en 1999 vers l'écriture, effectue des résidences à la Fonderie , la Ménagerie de Verre, à Lelabo et au Théâtre du Cercle (Rennes).
Elle porte à la scène plusieurs formes théâtrales qu'elle conçoit avec son équipe Le Projetcollectif :
« Le Projet » (1999/2000, Théâtre Gérard Philipe de St Denis),
« Maximum Vital » (invitée en 2001 au Théâtre du Rond Point des Champs-Elysées, dans le cadre de l'Académie Expérimentale des Théâtres),
« Girls just want to have fun » (2001, Alternation, Paris),
« Zoorama », spectacle en plusieurs parties (2002, Ménagerie de Verre à Paris),
« Toute ressemblance/Fortuite » (2003, dans le cadre du Festival Pièces d'Identités imaginé par Roland Fichet, La Passerelle, St Brieuc).
« Nouvelle Vague et Rivage » (2008, dans le cadre du festival Etrange Cargo à la Ménagerie de Verre, Paris.)
De 2001 à 2006, plusieurs compagnies théâtrales lui ont fait des commandes de texte, la compagnie Boomerang, la compagnie Anopee théâtre, la compagnie Folle Pensée, et la compagnie Nordey. En 2003 elle rencontre un groupe d'auteurs initié par Roland Fichet avec lequel elle continue aujourd'hui de cheminer. Elle est remarquée plusieurs fois à la Mousson d'Eté pour des lectures de ses pièces (Festival d'écritures contemporaines à Pont-à-Mousson), à l'invitation de Michel Didym.
De 2004 à 2007, elle travaille comme chargée de formation à l'Ecole du Théâtre National de Bretagne auprès de Stanislas Nordey qu'elle assiste.
En 2006, elle débute l'écriture d'un nouveau texte et présente sous forme d'une lecture la première version de « Nouvelle Vague » au Jardin Moderne à Rennes, lecture mise en musique par Gianni-Gregory Fornet en compagnie de Nicolas Richard.
En 2007, elle est lauréate de l'Aide nationale à la Création décernée par le CNT pour son texte « Remake inclus : Nouvelle vague et rivage ».
Depuis janvier 2008, elle enseigne la pratique théâtrale dans une classe de première A3 à Bréquigny.
Garance Dor a également étudié aux Beaux Arts de Rueil Malmaison. Cette double attirance, pour la scène et les arts plastiques, a conditionné ses axes de recherche.
Son travail d'écriture porte sur le portrait, proche de l'autofiction. Elle travaille sur cette zone de flou entre fiction et document, imbriquant les deux de manière à provoquer un doute au spectateur.
Certaines de ces pièces, travaux in situ, proches du carnet documentaire ne sont pas représentables, notamment « Maximum Vital » et « Toute ressemblance fortuite » qui induisent la notion de péremption théâtrale.
On retrouve dans tous ces textes un métissage de formes, entre théâtre, chronique, et poésie. Elle écrit ses textes en relation étroite avec les acteurs, allant parfois jusqu'à tramer une fiction à partir d'éléments réels de leur vie.
Fortement inspirée des arts plastiques, l'écriture du texte est pour elle inséparable de l'écriture scénique du plateau. Pour cela, elle envisage ses spectacles comme des installations plastiques, dispositifs relationnels et esthétiques offrant au spectateur plusieurs points de vue. Des spectacles ludiques et virulents où la tragédie côtoie le kitsh et le dérisoire.
Elle aime les plateaux de plein pied, les espaces blancs, les performers, la littérature japonaise, la culture pop, les garçons sages et les filles punks, le cinéma et la danse contemporaine. C'est justement parce qu'elle aime un peu moins le théâtre qu'elle trouve qu'elle a des choses à y faire…et continue de le questionner. L'un de ses textes « girls just want to have fun » est édité par Spoke Editions.