GEISHA FONTAINE // MOI -
perf danse

Moi est une danse portative, qui arrive, passe et s’en va. Moi, c’est une histoire de valise. C’est du voyage, un tout petit espace de danse, une figure vagabonde, un transfert, une bascule aussi. Cette pièce interroge la place du territoire, le rapport du contenant au contenu, celui de l’expression à la suggestion. Elle renvoie à des figures de passage croisées dans les rues tout comme à Marcel Duchamp et à sa valise-musée.Elle multiplie les références par en-dessous, ne proposant à première vue qu’un passage scénique qui revendique son provisoire, son errance et son rejet de touteposition.

Bio
Geisha Fontaine, danseuse et chorégraphe, a récemment publié « Les danses du temps » aux Editions du Centre National de la Danse. Très curieuse des enjeux théoriques de l’art, elle demeure passionnée par le monde du spectacle, la scène et la fébrilité des représentations. Détestant la sacralisation de la danse, elle est convaincue que la richesse de cet art tient à l’hybridité de son statut. En apparence, la danse n’est jamais sérieuse, c’est ce qui lui donne de la puissance. En 1999, elle fonde la compagnie Mille Plateaux Associés avec Pierre Cottreau, diplômé de la FEMIS. Réalisateur et directeur de la photo, il participe à une recherche vidéo autour de Assai, impulsée par Dominique Bagouet et Charles Picq, qui l’amène à s’interroger sur les liens possibles entre l’image filmée et la danse. Ensemble, ils ont créé plusieurs pièces : « Un jour, une heure »(2000), « L’infime dépense de quelques grammes »(2001), « LEX »(2°°3), « Only You » et « Vivants »(2004), le solo « Moi » (2005). Ils ont également réalisé des courts-métrages, notamment « Millibar », film évolutif, qui est constitué de séquences tournées dans le monde entier, depuis 1999 .




Mille Plateaux Associés

Ligne de chance, ligne de hanche, ligne de fuite
Deleuze et Guattari (Mille Plateaux)

 

Mille Plateaux Associés a été fondé en 1999 par Geisha FONTAINE et Pierre COTTREAU.
Le nom de l’association renvoie bien sûr aux mille plateaux de théâtre qu’elle désire traverser, mais il se réfère tout autant au philosophe Gilles Deleuze et à son compère Félix Guattari.

Geisha FONTAINE et Pierre COTTREAU ont créé plusieurs pièces chorégraphiques :
Un jour, une heure en 2000 (pièce d’une heure sur la thématique du temps),
L’Infime dépense de quelques grammesen 2001 (à partir du livre Corpus de Jean-Luc Nancy),
LEXen 2003 (pièce sur le recrutement et la condition des danseurs). LEX a rencontré un vif succès public et critique et a été présenté dans de nombreux festivals, en France et à l’étranger.
Only you, en 2004 (spectacle conçu pour des « scènes originales », piscine ou salon de coiffure),
Vivants en décembre 2004,
1er salon de Danse, en 2005 (proposition ouverte réalisée sur le modèle du salon d’exposition),
Moi en 2006 (solo interprété par Geisha Fontaine),
Help !, création pour sept performers et une péniche (Festival de l’Oh !, mai 2006)
Je ne suis pas un artiste, création d’une durée de douze heures (2006/2007) dans le cadre du festival Faits d’hiver et également à Champigny/Marne – Reprise au festival Artdanthé, en janvier 2008.
 Ils ont également investi la production cinématographique, avec notamment Millibar, film évolutif, qui est constitué de séquences tournées dans plusieurs pays et continents, depuis 1999.

Geisha Fontaine et Pierre Cottreau questionnent avant tout les temporalités chorégraphiques en écho aux recherches théoriques de Geisha Fontaine (Les Danses du temps, Pantin, Centre National de la Danse, décembre 2004). Ils s’intéressent aussi au rôle du performeur/danseur dans sa relation aux structures et dispositifs esthétiques.
M.P.A. s’implique également dans des actions de sensibilisation à la danse, au spectacle vivant et à la vidéo, dans un souci constant de rencontre avec d’autres champs du réel.

Geisha Fontaine et Pierre Cottreauinterviennent aussi dans le champ théorique (conférences, articles, publications…). Ils aiment établir des passerelles entre les recherches artistiques, théoriques et la dimension spectaculaire. Écrire sur la danse ou élaborer une chorégraphie, c’est toujours créer. Il s’agit de s’emparer des mouvements, des mots, des trajets et de la pensée pour faire surgir de la danse, une circulation.