GERALDINE CHAILLOU// VISAGE.47

dossier de presse

exposition présentée à Vendôme Luxury Live en partenariat avec le festival il faut brûler pour briller.

J’ai commencé à constituer une série de portraits d’enfants, d’adultes, et de personnes âgées les yeux fermés en novembre 2007.
Au départ de ce geste, une lecture, l’empire des signes de Roland Barthes et plus particulièrement le texte paupière. Et une question : si l’œil occidental est bien comme le dit Roland Barthes trouée par laquelle on accède à l’intériorité, que lit-on lorsqu’on obstrue cette ouverture vers le dedans ?
« L’œil occidental est soumis à toute une mythologie de l’âme, centrale, secrète, dont le feu, abrité dans la cavité orbitaire, irradierait vers un extérieur charnel, sensuel, passionnel. »

Ce travail explore les rapports surface/profondeur, dedans/dehors, animé/inanimé qui se jouent sur un visage.
Les visages de visage.47 ne sont ni morts ni endormis. Ils invitent à un autre type de présence. La nature de ce qui se joue en eux n’est jamais élucidée : non pas surface lisse, mais surface qui nous renvoie à ce que nous ne pouvons voir, surface ricochet. Ils rêvent, imaginent, se sourient à eux même, s’échappent, se concentrent sur un point derrière la paupière qui par définition nous échappe.

Comme si ce qui était montré recelait immanquablement un ailleurs, un débordement.

Ce travail photographique donne lieu à un film de 4 mn.