JOHANNA KORTALS ALTES - MELANIE MARTINEZ-LLENSE //
« Martine j'ai un groupe »

 

Née en 1977, elle se forme et se déforme d’abord à l’ERAC , l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. En sortant de ses formations, elle joue Agnès dans « L’école des femmes » mis en scène par Eric Vigner à la Comédie Française. Elle travaille régulièrement avec Robert Cantarella au C.D.N. de Dijon et au Théâtre National de la Colline « Le chemin de Damas » d’August Strindberg, « Les travaux et les jours » de Michel Vinaver , « Dynamo » d’Eugène O’Neill, « Algérie 54-62 » Jean Magnan, « Pièces » de Philippe Minyana. Elle est interprète dans « Musil /Wittgenstein »  un projet de Célia Houdart à Lille 2004 et aux Halles de villette. Puis elle se rapproche de la danse et des arts plastiques, par intérêt pour leur démarche de création. Elle danse dans un projet d’Emmanuelle Huynh « Heroes » au Théâtre de le Ville à Paris, et participe à des stages avec Mathilde Monnier, Marc Tompkins et Frans Poelstra. En 2006, elle suit un stage au School for New Dance Development à Amsterdam.
En mai 2006, elle crée avec un complice berlinois Wolfgang Menardi une performance dans une chambre d’hôtel à partir d’un texte de Maeterlinck au sein du festival « Frictions » à Dijon.
En 2007, elle conçoit et joue avec Mélanie Martinez-Llense une performance musicale « martine j’ai un groupe » sur le processus de starification à la Ferme du Buisson. Elle joue dans « Cendrillon » de Robert Walser mis en scène par Béatrice Houplain au CDN de Saint-Etienne et elle travaille avec Patrick Corillon au Bozar de Bruxelles sur «  Le diable abandonné ». Pour le festival d’Avignon 2007, elle travaille avec Frédéric Fisbach dans «  Feuillets d’Hypnos » et Robert Cantarella dans« Hippolyte » de Robert Garnier. Au104, établissement artistique de la ville de Paris, elle s’interroge sur la relation entre l’architecture du 19ieme et le mouvement des habitants de ce quartier. 2008, « martine j’ai un groupe » s’engage dans un deuxième épisode sur la question de la laideur.






                       

 

© EMMANUEL VALETTE

 

 

Manifeste épisode 2.
martine s'empare de la question de la laideur.
Nous sommes Martine
Vous ne nous connaissez pas
Nous allons nous présenter en 7 séquences.
1 nous sommes vivantes
2 nous avons choisi d'être
3 nous vous aimons
4 nous n'ignorons pas que nous allons tous brûler ensemble
5 c'est pour cela que nous voulons être quelque chose de laid
dès maintenant.
6 mais un quelque chose de laid
hype.
7 un quelque chose de laid
artistique.

Puisque nous sommes performatives
Nous faisons ce que nous disons,
Afin que le mot et la chose
Soit la même chose
Parce que nous voulons oublier Babel.

Ce soir au Ritz qui est le meilleur endroit
Pour parler de ce quelque chose de laid
Nous vous invitons à participer
à notre international casting de la laideur
Dites nous ou montrer nous
ce que vous pensez être le plus laid.
Les meilleurs d'entre vous seront sélectionnés
Pour notre prochain épisode
« martine s'empare de la question de la laideur »

être ce quelque chose de laid nous aide à échapper
à la standardisation ambiante
des corps/pensées.

Mais qui est réellement martine?

Nous incarnons un même personnage
De littérature française enfantine nommé martine
Qui propose dans chaque épisode
Une méthode d'apprentissage
Comme « martine à la piscine » etc…

Dans notre 1er épisode « martine j'ai un groupe »
Nous aidions le public à devenir une star en 45 mn.
Dans le 2ème nous voulons lui apprendre à devenir quelque chose de laid en 45 minutes.

Nous avions l'habitude de demander de l'argent
Pour produire notre art Au gouvernement français
Mais nous ne voulons plus lui demander
À cause de notre nouveau président
Qui est the bling bling crap of the world.