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« Serait-ce un genre nouveau de manifestation qui apparaîtrait avec le festival Il faut brûler pour briller ? Malgré une quasi-absence de moyens, et contre le malthusianisme des programmations dans les théâtres, deux personnes ont réussi, seules, ce tour de force de produire, entre le 13 et le 19 avril dernier, à Paris, quelque trente performances et à peu près autant d’artistes français, américains, allemands, autrichiens, libanais, belges ou italiens, pour donner un premier visage à cette « plateforme internationale ». Sous cet intitulé poétique d’ « Il faut briller pour brûler » (du titre de l’autobiographie de John Giorno, auteur-performer américain proche de William Burroughs et du Velvet underground,) deux hommes, Youness Anzane (voir extrait entretien ci-dessus) et Jérôme Pique, ont décidé de fédérer plusieurs lieux de travail artistique « alternatifs ».
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« Ce qui est à retenir, c’est le style informel de l’organisation. Parce qu’il a laissé se délivrer la force poétique des performances quelles qu’elles fussent. Certes, les performers invités étaient pour la plupart des artistes reconnus par ailleurs, des « interprètes qui ont de très beaux parcours » selon Youness Anzane, mais quelque chose se passait réellement, et passait… faisant trace… de manière singulière chaque soir. Une énergie commune circulait entre les participants, artistes ou spectateurs… Une énergie comme réactivée. Il faut brûler pour briller s’affirme comme un antidote aux divers empêchements à faire, ou aux rêves en grand qui écrasent les rêveurs… Pour les artistes, cela signifie « faire avec » (les moyens du bord, au sens large) pour préserver leur mouvement propre, dans l’instant des jaillissements. Cet ensemble de performances laisse l’impression que frémit un nouveau genre de formes « tout terrain », purs gestes artistiques commis en soi… »
Mari mai Corbel – Mouvement.net (avril 2008)